Petits bouts de moi

Le seul blog avec des vrais morceaux de moi dedans...

mercredi 22 avril 2009

Les champs de pignons

Pour peu que l'on soit aveugle, les champs de pignon s'etendent a perte de vue. C'est vrai que ca casse pas des briques, mais je trouve ca mignon, un pignon, meme je ne pourrais pas en manger un en entier.

D'ailleurs, ma soeur a une recette qui depote: pignon aux briques a la sauce caillou. Le seul probleme c'est que, en plus d'etre legerement lourd a digerer, c'est un peu dur sous la dent.

Loin de moi l'idee de jeter la pierre, mais ma soeur, en plus d'etre pietre cuisiniere, ment comme une arracheuse de dents! Elle affirme que sa recette remonte aux hommes de Cro-Pignon. Je sais que je suis credule, mais la c'est gros comme une maison!

En plus d'etre comestible, le pignon, peu de gens le savent, peut egalement etre bu. Ce que j'aime bien, c'est un beau pignon bien frais. Un petit pignon de pays, ideal pour un pique-nique ou bu sous la tonnelle quand les filles sont belles du cote de Perigny.

En guise de conclusion, je dirais: du pignon pour le peuple!

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samedi 28 février 2009

Divination

Mon defi ce samedi...

lninacarte

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lundi 5 janvier 2009

A l'heure?

            L’horloge indique vingt-deux heures trente, mais elle est en avance de deux ou trois minutes, cinq tout au plus.

 Depuis ce bar-restaurant enfumé, j’aperçois les fenêtres de l’usine désaffectée d’en face. Elles semblent me regarder en retour d’un air un peu moqueur, savoir pourquoi je suis là.

 

 Je suis tellement nerveuse que j’en viens à imaginer n’importe quoi.

 Assise seule dans ce bar-restaurant enfumé à constamment regarder l’heure, j’attends mon père.

 

 Ca me fait bizarre de dire cela. Mon père. Je ne l’ai jamais appelé ainsi.

 Ca fait presque vingt ans que je ne l’ai pas vu. Maintenant, j’en ai vingt-six. Je ne sais rien sur lui, ni lui sur moi... Deux étrangers pourtant à jamais unis par les liens du sang.

 

 L’horloge est en avance, on avait convenu vingt-deux heures trente…

 Où est-il ?

 Je sens mon cœur battre à chaque fois qu’entre un homme vêtu d’un blouson de cuir et d’un jeans.

 Là, c’est lui ! il m’a reconnu à mon haut rouge et à la description que je lui ai donné. Il me sourit, prend place en face de moi.

 

 L’horloge indique vingt-deux heures trente, mais le temps s’est arrêté.


Ecrit pour PP mais jamais envoye.

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mardi 23 décembre 2008

Esprit de Noel

Voici ma participation pour le Calendrier de l'Avent qu'Aude a mis en place.

stars

Des etoiles suspendues dans la rue principale

timeless

Font de ce Noel un Noel sans age.

Silent Night - European Jazz Trio

Il faut cliquer sur les images pour les voir en plus grand.

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dimanche 14 décembre 2008

Cadavre exquis

C'est Aude qui me refile le machabee... il a pas mal tourne, celui-la...

(TiBo) Commençons. Bien que je ne sache pas vraiment par quoi commencer. Nous étions un lundi quand ça s’est produit. Le 17 mars. C’était l’année de mes 34 ans. Tout s’est passé si vite, et en même temps, comme au ralenti. Voilà mon histoire… Toute mon histoire.
(Rade) Je venais de déménager à Paris. Pas loin des Halles. Ce jour-là, l’interphone m’avait réveillé. J’avais éteint mon réveil pour profiter d’une grasse matinée bien méritée, après un week-end chargé en déménagement. Mais apparemment mon nouveau facteur était matinal, et le colis ne pouvait pas attendre. (Cat.0) J’avais donc dû me lever, forcé et tiraillé par l’envie de reposer me replonger dans mes rêves. J’aurais pu, oui, ne pas ouvrir la porte. J’aurais pu me rendormir, succomber à cette tentation de l’oreiller. J’aurais pu… peut être même que j’aurais dû… tout aurait peut-être été plus simple…
(Boris) D’un geste rapide, j’avais enfilé un tee-shirt puis ouvert la porte en me tenant de travers, afin de ne pas montrer au livreur que j’étais encore en sous-vêtements. À son sourire moqueur, je compris que ma coiffure trahissait une nuit agitée. Exaspéré, j’avais signé le reçu, pris le paquet et claqué la porte sans lui adresser le moindre mot supplémentaire. Le colis devait peser dans les 2 à 3 kilos, guère plus, répartis uniformément dans un format de type "boite-à-chaussures". Un colis classique, en somme. Celui qu’on imagine toujours dans les mauvais romans.
(Fred de Mai) Ma curiosité aurait dû être éveillée mais un coup d’œil rapide à l’oreiller me rappela la seule priorité de cette journée pas encore ensoleillée : dormir. Dans un saut de l’ange disgracieux, je m’écrasais dans le matelas encore tiède de la chaleur de mon corps endormi tout en laissant tomber délicatement le paquet sur la moquette épaisse. C’est alors que je l’entendis pour la première fois.
(Ardalia) Un petit bruit. J’avais pourtant la tête bien enfouie dans l’oreiller mais le petit bruit persistait. Un petit tic-tac de réveil, imperturbable, obstiné, irritant. Je me redressai et regardai sans comprendre mon radioréveil électronique. Ce n’est qu’à ce moment que, appuyé sur un coude et localisant maintenant l’origine du bruit, je compris l’équation. Le colis hermétique de papier kraft faisait tic-tac. Juste comme ça : tic tac… Un jour, je raconterai ma passion pour les films d’aventure. (
Anna) C'est certainement ma passion pour Indiana Jones qui m'a fait me relever et saisir ce paquet très précautionneusement, certain qu'il s'agissait d'une bombe. J'ai vu défiler devant mes yeux non seulement ma vie, mais la liste de tous ceux qui pourraient songer à m'éliminer. La concierge, pour les jours où j'oublie de m'essuyer les pieds sur le paillasson. Mon compagnon de chambre à la fac, qui ne m'a jamais pardonné toutes les fois où je suis rentré trop tôt et l'ai empêché de profiter de la soirée avec sa copine. J'en étais à me demander si j'avais des livres de bibliothèque en retard, ce qui pourrait expliquer la vindicte d'une bibliothécaire ulcérée ou d'un lecteur impatient, quand ma compagne sortit de la salle de bains, un sourire et du dentifrice sur les lèvres.
« Super, ils sont enfin arrivés !
– Chérie, éloigne-toi de ce colis.
– Mais enfin mon amour, tu perds la boule ? Lâche ça !
Ce sont les horloges de la mort que mon collègue entomologiste de Lyon m'a envoyées. Tu sais, les insectes qui bouffent le bois et font tic tac, je t'en ai parlé, non ? Je t'ai dit que je voulais étudier leur étonnante capacité de régénération... »
(Krazy Kitty) Ah non. Pas cette fois. Pas encore ! « Choupette, ma mignonne, je croyais qu'on s'était mis d'accord.
– D'accord ? D'accord sur quoi ?
– Ton boulot. A quoi ça sert que tu aies un laboratoire à l'université si c'est pour nous ramener des bestioles à la maison ? On avait dit le boulot, dans ton laboratoire, plus à la maison. C'était le principe même de ce déménagement !
– Laboratoire, laboratoire, j'aimerais bien t'y voir, toi, sur ce coin de paillasse...
– Des termites, qui plus est ! Des termites ! Dans la même pièce que la commode Louis-Philippe qui me vient de Grand-Mère !
– Des horloges de la mort, je te dis. Des grosse vrillettes. Xestobium rufovillosum. Rien à voir avec des termites ! Les horloges de la mort n'ont même pas d'ailes ! Et puis tu as vu la quantité de scotch, sur ce paquet ? Comment veux-tu que les bestioles s'échappent ? Je les amène avec moi au labo ce matin, ne t'inquiète pas.
– Tout de même ! Un paquet qui fait tic-tac ! Des ter... insectes bouffeurs de bois quasiment sur ma commode Louis-Philippe ! Du boulot dans notre appartement quasiment dès le premier jour ! Tu ne trouves pas que tu y vas un peu fort ?
– C'est-à-dire que... je préfère garder cette étude la plus... discrète possible. Et tu sais comment est la secrétaire, non, pardon, Madame l'Assistante Administrative... toujours à bavarder... ça pourrait être dangereux.
– Dangereux ? »
(Fanette) J’en avais le souffle coupé. Des insectes bouffeurs de bois dans la même pièce que la commode Louis-Philippe de ma grand mère
– ET dangereux – ET je me devais de conserver un calme jupitérien ? Jupitérien avant la foudre et l’ éclair, oui !
– Poupette, si c’est dangereux…
– Noooon, s’écrira ma compagne en se laissant gracieusement choir sur le bord du lit. Mon chéri, tu n’as rien à craindre. Non. C’est pas ça. Que je t’explique. Elle prit un air de conspiratrice qui m’inquiéta. – En fait, on a pas eu le financement pour le projet, Jean et moi, et donc on veut se lancer dans l’étude euh... en douce. Non mais ces radins, tu comprends, si on fait la recherche, ils seraient capables de s’attribuer le mérite au labo, alors que le labo, il s’en balance.
– Mais ça va pas ? Tu vas faire de la recherche bénévole ? En off ? Je comprends rien, comment c’est possible ? Elle soupira.
– Si les animaux n’arrivent pas par la voie officielle, ils ne sont pas là officiellement, c’est tout.
– Mais on peut les voir ? Chez vous ? Dans votre labo ?
– Pour voir, il faut chercher. Pour chercher, il faut émettre des hypothèses. Si l’administration du labo était apte à en émettre, des hypothèses, je ne serais pas en train de faire ce que je fais, je serais en train de recevoir mes crédits pour ma recherche, tu suis ? S’ils sont cons c’est pas mon problème, d’abord on cherche, après, on voit ce qu’on trouve. Quand on aura trouvé, on verra ce qu’on en fait.
(Sébi) Choupette retourna dans la salle de bains, où je l'entendis se rincer enfin la bouche à coups de gargarismes bruyants. Visiblement égayée par son stupide colis, elle se mit à chantonner alors qu'elle entrait dans la douche et ouvrait les robinets à fond. Elle faisait moins doucement maintenant qu'elle me savait réveillé. La tournure que prenaient les choses me déplaisait au plus haut point. Les mains soudain moites, j'allai décrocher le téléphone sur la pointe des pieds.
– Allô Fred ? C'est Thibaut, je dis à voix basse. Silence à l'autre bout du fil.
– Fred ?
– Je t'avais dit de jamais m'appeler à ce numéro. Sauf...
– ... sauf en cas d'urgence. Et tu crois que c'est pour quoi que je t'appelle, là ? On a un pépin, mec. Gros. Silence à nouveau. Fred n'était pas du genre bavard, ce qui était plutôt une qualité, dans sa fonction.
– Vas-y, il dit. Je pris une profonde inspiration, le temps de rassembler les éléments dans ma tête et de retrouver un semblant de calme. – Choupette a ramené des Xestobium rufovillosum à la maison. Elle dit que c'est pour un projet de recherche officieux. Une boîte pleine, à entendre le boucan qu'ils font. Je chuchotais de plus en plus fort, à mesure que je réalisais ce que j'étais en train d'annoncer à Fred.
– Merde ! il dit simplement.
– C'est une bombe, ce que j'ai dans mon appart, tu le sais, Fred ! Une putain de bombe ! Si ces bestioles entrent en contact avec le DTC-421, tu sais ce qu'il peut arriver ! La respiration de Fred s'accéléra, mais il la contrôla rapidement.
– Thibaut, garde ton sang froid. Où est planqué le DTC ?
– Dans la commode Louis-Philippe de ma grand-mère.
– C'est un endroit sûr ?
– J'ai dit à Choupette que je craignais que ses termites bouffent la commode...
– C'est pas des termites, Thibaut, t'es débile ou quoi ?
– Je sais bien que c'est pas des termites, mais jouer au con a été le seul moyen que j'ai trouvé pour qu'elle les tienne à distance du DTC. Il faut gagner du temps.
– Ta Choupette se fait manipuler, Thibaut. C'est quand même un comble que les horloges de la mort arrivent chez toi pile poil quand le DTC y transite, le lendemain de ton déménagement.
– Fred, il faut que tu m'aides. J'ai vraiment peur, là.
– Non, Thibaut. Si j'interviens maintenant, je grille ma couverture. Tu vas devoir agir seul pour l'instant. On passe en procédure d'urgence, phase 1.
– Mais... et Choupette ?... Je refuse qu'il lui arrive quoi que ce soit. Silence à nouveau. – Fred ?... Fred, réponds !
– Tu connaissais la règle avant de la rencontrer, Thibaut. Tant pis pour elle. Fred raccrocha, clic. Je me retrouvais comme un con au milieu du salon encore jonché de cartons, les yeux écarquillés, le poing serré sur le combiné. Choupette sortit de la salle de bains à ce moment-là, toute nue, les cheveux encore mouillés, et prit une pose cambrée le long du chambranle, le visage rayonnant du sourire irrésistible qu'elle avait copié sur Scarlett Johansson. – Thib', j'ai douze minutes avant de filer au labo. On fait l'amour ? 
(Aude) Et sans attendre elle me saute dessus. Je bande aussitôt. Je m’en veux. Elle a l’habitude de dire : « Thibaut, je l’effleure du petit doigt et il se met à bander illico ». J’ai un peu le sentiment d’être un sex toys géant quand elle dit ça mais je dois bien avouer que cela est vrai, rien mais rien même les horloges de la mort ne pourrait m’empêcher de m’engager dans une partie de sexe échevelée. Et puis on est pas à 12 minutes près quand même ! Mon oreille distraite ne peut s’empêcher d’entendre le tic tac des fichus bestioles, Choupette aussi les entend. Elle se lève d’un coup.
- Excuse-moi, le tic tac des horloges de la mort me stressent. J’ai l’impression que je vais être en retard. Je m’habille et j’y vais.
(Janeczka) En deux temps, trois mouvements, elle est en habits de travail, la blouse de labo sous le manteau, prend les clefs de sa petite KA rouge sur le gueridon pres de la porte d'entree et me pose un dernier baiser sur le front en prenant son maudit paquet.
'A ce soir!' ma lance-t-elle d'un air enjoue en me lancant un clin d'oeil qui se voudrait lourd de sens.
Ouf! elle claque la porte. J'ai cru qu'elle ne partirait jamais. Vite, j'allume l'ordi. J'ai plein d'emails urgents a envoyer.

Je refile le corps a Caro, j'aimerais bien voir ce qu'elle en fait...

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vendredi 5 décembre 2008

Mercredi soir

Un coucher de soleil rougeoyant se melange a la nuit qui se rapproche, formant un degrade arc-en-ciel sur l'horizon.

Une riviere de lumieres dans la vallee, sous un ciel nu et des etoiles claires et polaires.

Le givre qui recouvre deja les voitures comme de la poussiere de neige.

Et cette chanson qui trotte dans ma tete, s'accordant indeniablement a ce trajet en voiture la nuit.

Creeping Coastline Of Lights (Album) - Mark Lanegan

L'hiver va me manquer quand il partira...

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Mercredi matin

La campagne tout en blanc - frost over the countryside.
Le paysage defile; deux silhouettes noires se decoupent lentement - un homme et son chien. N'ont-ils pas froid...?
J'ecoute la radio en conduisant et d'un seul coup, sans savoir pourquoi, je pense a Valerie. Ecoute-t-elle la meme emission que moi? non, il est presque neuf heures trente chez elle. Elle doit s'occuper des lutins.

Je dis tout de meme que, peut-etre, quelqu'un que je connais ecoute cette emission au meme moment; j'aime l'idee de ce fil invisible qui nous relie, aussi tenu qu'il soit.

Ce paysage blanc qui m'entoure m'inspire une phrase: the ghosts of winter...
Je la repete interieurement; elle sonne bien, meme si elle suppose une idee de mort que je n'aime pas associer avec l'hiver.
Sous les champs blancs, comme enneiges, je devine un repos, une hibernation. Je me rejoui de savoir que, sous cette apparence, il se trouve une toute petite etincelle de vie; de savoir que le printemps se prepare lentement.
J'aime cette projection dans l'avenir; elle me permet de mieux apprecier le present.

 

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samedi 29 novembre 2008

Une contrepeterie...

Une autre contrepeterie a la con ce soir:

'Caché dans la sciure'

On rigole, on rigole... :P

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mercredi 19 novembre 2008

La musique des mots

Des fois, quand les gens me parlent, je n'ecoute pas vraiment ce qu'ils me disent. Ce n'est pas de ma faute et c'est totalement involontaire. Je ne me mets pas a revasser, mais les mots perdent de leur sens. Au lieu de laisser chaque mot former une phrase, chaque phrase faire du sens, j'ecoute les intonations, les silences, les soupirs, le rythme.

Pour moi, cette musique m'en apprend beaucoup plus que les mots eux-memes quelques fois. Les intonations me disent d'ou vient la personne. Le rythme, si c'est une personne calme, stressee, fatiguee, debordante d'energie. Le volume, aussi, revele l'intensite avec laquelle la personne a envie qu'on l'ecoute; si elle est timide ou extravertie.
Tout cela se passe simultanement bien sur. Il faut savoir s'accorder, se modeler, se moduler sur la melodie; interpreter les grands mouvements. Le sens des mots vient apres, bien apres.

Certaines personnes jouent des operas; d'autres, des instrumentaux; d'autres encore, des berceuses. Tout depend du moment et de leur humeur.
La, par exemple, je sens que ma chanson est familiere et jouee dans le fond, en sourdine; vous n'y faites pas vraiment attention. Mais plus tard, lorsque vous ne vous y attendez pas, vous vous surprendrez a la chanter a votre tour, tout etonnes de connaitre l'air et les paroles.
Les mots m'offrent quelques fois la plus belle des musiques.

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lundi 17 novembre 2008

Conversation

'La tristesse te va bien', me dit-il. De but en blanc, sans aucune raison.
Nous marchions sur ce petit sentier de campagne recouvert de feuilles d'automne. Le melange des couleurs formait un tapis impressioniste sur le sol. Le bruit de nos pas bercaient mes pensees, et sa voix brisant le silence me ramena a la realite.
'Tu trouves que je suis triste?' lui demandai-je.
Il reflechi pendant quelques secondes avant de repondre.
'Je trouve qu'au fond, oui, tu es triste. Tu as une grande tristesse au fond de toi, mais ca ne te derange pas. Tu as toujours vecu avec elle. Tu l'acceptes, sans la revendiquer, sans la jeter a la figure des autres. Mais elle est bien la.'
'C'est peut-etre le temps qui me rend propice au silence et a la melancolie...'
'Non. Tu n'es pas ici. Enfin, physiquement, tu l'es, mais pour ce que j'en sais, tu pourrais etre en train de je marcher dans le fog irlandais, dans ta tete.'
Je souris sans rien dire.
'En fait, continua-t-il, que je sois la ou pas ne change pas grand-chose, je pense. Tu serais quand meme perdue dans tes pensees.'
Je commence a le contredire, mais il m'interrompt d'une simple main levee, me signalant ainsi qu'il peut voir dans mon jeu.
'Je reformule: tu aimes la compagnie des autres, mais tu ne la cherche pas forcement. Tu sais te resigner et considerer que, de toute facon, tu as toujours ete avec toi-meme, et tu sais que ce sea le cas encore pour un bon bout de temps.'
Et la, il change de conversation et ne s'offusque pas si je ne fais pas attention. Il sait que des fois la musique des mots me transporte autre part.

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