lundi 23 juin 2008
Comme par magie...
Papistache et Val m'ont demande de poster la version originale de ce texte sur les couleurs...
Ca n'a rien a voir, comme vous allez vous en rendre compte...
C'etait par une nuit d'ete chaude et claire comme on en fait plus. Apres avoir aide son arriere-petit-fils a colorier son livre d'images, Merlin le mis au lit (l'enfant, pas le livre) et entreprit de ranger les crayons eparpilles dans la piece.
Le bleu nuage etait dans la lune.
Le violet melancolique ressassait de vieux souvenirs.
L'orange fruite s'etait perdu dans la corbeille a legumes.
Le vert froid etait emmitouffle dans une couverture.
Le blanc moelleux dormait sur un oreiller.
Le rouge veloce ne tenait pas en place.
Le jaune joyeux riait aux eclats.
Le rose romantique contait fleurette.
Le marron malicieux se cachait sous le lit.
Le noir noctambule marchait sans but.
Merlin les prit et les rangea dans leur boite en metal, puis alla se coucher.
Le lendemain matin, apres le petit-dejeuner, Junior exprima son desir de colorier encore un peu.
Mme Merlin, diligente, alla chercher le necessaire.
- Merlinichou?
- Oui, ma Mie?
- Il manque le crayon bleu nuage, se serait-il egare?
- Non, je les ai tous remis dans leur boite hier soir!
Puis, regardant la fenetre:
- Il se sera evapore! c'est l'un des inconvenients a avoir des crayons magiques!
A ces mots, un dragon multicolore se posa devant la maison.
- Oh, c'est le dragon que j'ai colorie hier! s'exclama Junior.
Les Merlin se regarderent.
- Gloups!!!
mercredi 18 juin 2008
Mourir
J’ai entendu
ton message. Celui que tu m’as fait parvenir par ces voies aériennes, les voix de l’éther.
Le murmure
de la pluie m’a apporté de tes
nouvelles. Les aquilons, les alizés,
le sirocco et la bise nordique m’ont tous chuchoté ton nom.
Enfin, le
levant m’a amené ton dernier
souffle. Je l’ai entendu, malgré
le tumulte de la ville; malgré
le bruissement étouffé des campagnes; malgré la folie de la foule.
Il s’est
faufilé entre les brins
d’herbe, les nuages, les fossés,
les ruisseaux, pareil au soleil passant entre les branches des arbres.
Il m’est
parvenu, comme il le devait, et je l’ai cueilli, recueilli, accueilli.
Je l’ai tout
de suite reconnu – je l’attendais. En son coeur, comme un code secret, un
message y était captif.
samedi 3 mai 2008
Invisibilite
Si j'etais invisible pour une heure, ca donnerait quoi? la reponse ici.
samedi 26 avril 2008
Et soudain...
...Une inconnue vous envoye une lettre... Ici.
Et demain, une chanson d'amour inspiree par mon Crouton! A demain! *sourire*
samedi 12 avril 2008
Un secret d'ete
J'avais trouve la consigne un peu dure.
Un dialogue! je suis nulle pour ca.
Des enfants de 6 ans! je n'en connais pas, et je ne me rappelle franchement pas de ce que c'est.
Un secret! ca je peux faire, mais comment l'amener?
La reponse a toutes ces questions, et plus encore! (euh...), ici.
samedi 5 avril 2008
Le Defi du samedi IV
Cette fois-ci, c'est moi qui ai concote la consigne. J'ai pense au Cluedo... voici ce que ca donne:
Mme (inserer nom de notre choix) a ete retrouvee morte chez elle, dans d'etranges et d'atroces circonstances. En 5 lignes, donner:
- Le nom du coupable
- L'arme du crime
- Le motif
Introduit par cette phrase:
"Le Commissaire (nom a choisir encore), a peine arrive sur les lieux, declara:..."
Mon texte:
Mme Rosemarie du Romarin de la Motte en Terre gisait sur le sol de son manoir Picard, le visage defigure par d'atroces grimaces de douleur.
Le Commissaire LeBouc, a peine arrive sur les lieux, declara:
'Le coupable ne fait pas l'ombre d'un doute! oeuf corse!!'
Puis il ajouta:
'C'est bien la pire intoxication alimentaire que j'ai jamais vu!'
Le texte de Brigou:
Le commissaire Albert Jacquart a peine arrivé sur les lieux, déclara « Monsieur Dubois, avez-vous quelque chose à dire ? ».
L’homme figé dans le coin du salon, se leva péniblement de son fauteuil. Les yeux hagards, le teint blême, les mains tremblantes, il s’avança vers le commissaire et réussit à articuler quelques mots :
« je l’avais prévenu plusieurs fois monsieur le commissaire !… ma femme passait plus de temps avec internet qu’avec moi. Son blog… les commentaires de ses lecteurs… les statistiques… Elle était collée du matin au soir devant son écran et moi, pauvre idiot, j’étais devenu transparent pour elle ».
Le corps de Madame Dubois n’avait pas été déplacé. Il gisait, avachi sur l’ordinateur. Monsieur Dubois avait serré le cou de sa femme avec le fil de la souris comme un lacet étrangleur. La forte strangulation avait comprimé la trachée empêchant le retour du sang vers la tête et le cœur. Le visage de Madame Dubois était cyanosé et un œdème cérébral avait entraîné la mort de celle-ci.
samedi 29 mars 2008
Le Defi du Samedi III
Consigne redigee par Val:
Rédiger un emploi du temps sur une journée (disons de 8h00 à 18h00), renseigné heure par heure, d’un personnage exerçant le métier de votre choix.
Le côté amusant serait que vous ne révéliez pas sa profession et qu’on doive la deviner ;).
Je me lance!
8h00 Le reveil sonne une premiere fois.
8h15 Le reveil sonne une deuxieme fois.
8h30 Petit dejeuner a moitie reveillee.
8h50 Aller au boulot - encore a la bourre.
9h10 Arrivee au bureau.
9h15 Premier cafe.
9h40 Travail.
10h00 Tour des blogs.
11h25 Deuxieme cafe.
11h30 Simultanement, appel telephonique d'une collegue dans un autre departement.
12h30 Pause dejeuner.
13h30 De retour au bureau.
13h40 Troisieme cafe.
14h00 Poster billet sur blog perso.
14h25 Petit tour sur MySpace/Fesses Bouc/ YouTube.
14h45 En parallele, tchatter avec les copines sur MSN.
15h20 Nouveau record au Solitaire.
15h30 Demineur: perdu - gagne - perdu!
15h45 Encore un peu de travail.
16h00 Pause gouter.
16h20 Quatrieme cafe.
16h40 Un Freecell pour se detendre.
17h00 Nouveau defi sur les jeux en ligne.
17h20 Encore un peu de travail.
17h30 Rentrer a la maison.
17h55 Enfin rentree apres etre coincee dans quelques bouchons.
18h00 Je m'installe sur l'ordi.
Vous avez trouve? Bon Ok, c'est pas heure par heure, mais ca donne une idee plus precise :P
samedi 15 mars 2008
Allo-Ici?!
Val m'a mise au defi de concocter vingt 'Allo-Ici'.
Comme je suis joueuse et que j'aime les defis, j'ai accepte.
Le concept: Creer des mots-valises en joignant 'Allo' et 'Ici' phonetiquement a d'autres mots. Des jeux de mots, quoi!
Ex: Allautruche? Icigogne!
C'est parti...
- Allhosto? Icicatrices!
- Alloseille? Iciboulette!
- Allodile? Icimon!
- Allaustralie? Icydney!
- Alloctogone? Icymetrique!
- Allautriche? Icissi, Imperatrice!
- Allocarina? Icifflet!
- Allottawa? Icistanboul!
- Alloctave? Icibemol!
- Allophtalmo? Icyclope!
- Allorage? Icyclone!
- Allo.R.L? Icinusite!
- Allhopital? Icimetierre!
- Alloquace? Icysterique!
- Alloscar? Icinema!
- Allhomeopathie? Icinecure!
- Allhortensia? Icyclamen!
- Allorignale? Icyphonnee!
- Allocean? Icirenes!
- Alloha? Iciles Marquises!
jeudi 28 février 2008
Le Blogue Maudit
Jeudi 28 fevrier 2008, 23h57.
Je surfe le Net a la recherche d'un site sur les poetesses burlesques du 19e siecle, celles qui n'avaient pas peur de se mettre a nu - au sens propre comme au figure (elles recitaient leurs poemes derriere des eventails de plumes geantes, accompagnees par des cuivres sulfureux).
Au lieu de cela, je me retrouve, au detour d'un clic, sur un blogue inconnu. A la fois etrange et etranger, il a quelque chose qui m'hypnotise.
Je ne sais pas ce que je fais la, mais je suis incapable de m'en aller. Ce serait pourtant tres facile.
Mais je reste la, figee, a etudier ce blogue qui n'en est pas un: une banniere indechiffrable; pas de billet; auteur inconnu(e); aucune archive; des commentaires bien entendu inexistants... c'est fade, presque ininteressant... Et pourtant, a regarder ce foetus avorte de blogue, un malaise s'empare lentement de moi.
Si ce n'etait pour une video, il serait d'ailleurs completement desert.
Immediatement, un choix s'impose a moi: cliquer ou ne pas cliquer? je peux encore passer mon chemin. Cette video n'est probablement pas transcendante. La regarder ne m'apporterait surement rien.
Mais ca ne me prendrait rien non plus.
Enfin, si: quelques secondes de mon temps. Mais je ne suis pas pressee, a cette heure-ci. J'ai toute la nuit devant moi.
Je clique.
Juste apres avoir visionne la video, comme un coup de poing, une nausee m'envahit. J'ai la tete qui tourne, on dirait que je vais m'evanouir.
Je panique, je ne sais pas ce qu'il m'arrive. Envolees, les poetesses burlesques et leurs vers aussi frivoles que leurs jupons.
Je regarde l'heure: 00h03. Je me sentais plutot bien, il y a cinq minutes. Que s'est-il donc passe? c'est la premiere fois que je me sens aussi mal. J'ai l'impression absurde que je vais mourir.
Soudain, un bruit me ramene a la realite: le 'tilup' familier de ma messagerie. L'ordinateur m'informe que j'ai un nouveau message. A cette heure-ci? une autre ame insomniaque?
J'ouvre le message sans me poser de questions. L'expediteur n'est qu'une serie de symboles illisibles, suivi de '@310gm4ud1t.com'. Surement du spam. Quoi d'autre?
Le contenu du message est simple et tient en deux mots:
SEPT JOURS
Sept jours? une semaine? pour quoi faire? (ou ne pas faire?) une date limite? un sursis?
C'est surement une blague d'un gout douteux ou un email qui s'est fourvoye...
Peu importe: son destin se termine dans ma corbeille virtuelle.
Apres toutes ces emotions, je decide d'eteindre l'ordi. Je n'ai decidement plus aucune envie de surfer paresseusement.
Mon sentiment de malaise s'accroit. Les ombres deviennent toutes menacantes. J'ai l'impression d'avoir une epee de Damocles au-dessus de la tete. Ce n'est pas mon genre d'etre aussi facilement effrayee. Je suis plutot rationelle.
Mais ce soir, pour une raison que je n'arrive pas a expliquer, j'ai une frousse bleue. Tout simplement.
'Ca ira mieux demain', me dis-je d'une voix apeuree, a peine audible. 'Une bonne nuit de sommeil, et ca sera oublie.'
Mais quelque chose me dit que je n'arriverai pas a fermer l'oeil, ce soir.
Ecrit pour le blog des equipieres.
lundi 18 février 2008
Londres, fevrier 1888
La nuit etait tombee sur les docks de Londres.
Seule dans la brume et sous la pluie, Janeczka se rendait a son travail.
De vingt et une heures a cinq heures, elle y gagnait - a peine - son pain quotidien. Le labeur y etait repetitif et ereintant. Les employes parlaient peu, et a mi-voix. La plupart etaient des ex-bagnards qui desiraient garder un profile bas. Ils ne repondaient que par des grognements, et pendant leur pause fumaient des cigarettes d'un air lugubre.
Quelques femmes etaient du nombre. Elles arboraient des tatouages peu communs et memes des cicatrices, souvenirs de disputes animees et tres probablement imbibees. Elles cherchaient surtout de quoi payer leur absinthe et leur dependance a l'opium. Elles etaient en general trop defigurees pour avoir une chance de louer leurs services charnels.
Dans ce coin recule de la ville, les seules personnes qui s'approchaient des docks etaient soit des clochards, soit des prostituees atteintes d'une quelconque maladie venerienne qu'elles se souciaient peu de transmettre.
Occupee a descendre le cargo d'un navire fraichement arrive des Antilles (activite qui lui avait peu a peu confere des biceps sur-developpes), Janeczka apercu du coin de l'oeil un homme qui l'observait.
Il s'approcha d'elle. Elle pu donc l'etudier plus a son aise.
Grand, elegant comme seul un marin Anglais peut l'etre, son regard tenebreux plongea dans le sien. Ses cheveux de geai impeccablement coiffes flottaient dans la brise nocturne, et elle pouvait jurer qu'une senteur tropicale emanait de lui.
Il prit la parole. Sa voix etait grave et douce.
'C'est etrange... que fait une lady comme vous sur ces docks, a cette heure incongrue?'
Janeczka prit une profonde inspiration et repondit:
'Nan mais, tu s'rais pas un brin pompette, fiston? ou c'est qu't'as vu une lady, dis-moi? sur les docks, a c'te heure-ci?'
Le matelot, la mine deconfite, ne trouva rien a repondre.
Janeczka rencherit:
'Moi, une lady? me fais pas rire! Avec mes bras de lutteur? c'te bonne blague! retourne donc sur ta vieille bicoque, et prends le large loin d'ici!!'
Le moussaillon ne se le fit pas dire deux fois.
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Ce texte m'est venu suite a ce billet et surtout aux commentaires qui ont suivi... tout ca m'a bien fait rire!!!

