vendredi 6 juin 2008

Poetesses burlesques du 19e siecle - 4/4

Nolween LeMarin (18.04.1840 - 19.10.1910)

Nee en Bretagne d'un pere peintre et d'une mere musicienne. Elle commence a ecrire des l'age de 8 ans, se perdant dans les forets de sa region natale en retrouvant toujours son chemin, 'comme par magie'.
Le poids de l'heritage celte se retrouve dans pas mal de ses poemes, notamment 'Le Cercle de Pierre'.

Elle suivi une education peu formelle, ayant ses parents pour seuls tuteurs. Elle apprit ainsi a peindre aussi bien qu'a jouer du piano. La decouverte d'artistes tels que Rimbaud, Baudelaire, Poe, l'enchanta et l'encouragea dans la voie qu'elle s'etait choisie.

Grande amoureuse des plages bretonnes et des menhirs, Nolween elu domicile dans un phare surplombant une falaise abrupte du Finistere peu de temps apres sa majorite.

La relation aussi intense que passionnee qu'elle entretint avec un marin Islandais lui inspira le recueil 'Les Chants Sales'. Le succes tranquille qui s'ensuivit (le bouche a oreille en fit un livre culte meme a ce jour) lui donna l'idee d'organiser des lectures et autres 'happenings' d'art contemporain chez elle. Elle refit entierement les plans du phare et reamenagea le tout, ce qui lui couta une petite fortune; les spectacles furent si populaires qu'elle rentra dans ses frais en un rien de temps.

Nolween elu second domicile a Paris et sous-louait le phare a d'autres artistes de la region durant ses absences. Elle fut la premiere a concevoir un spectacle dit 'de music hall', ou elle dansait, chantait et jouait du piano. Elle fit plusieurs tournees en France et dans les pays francophones avoisinants.

Lorsqu'elle ne tournait pas, Nolween peignait, en general des sujets relies au monde de la mer.
Malheureusement, alors qu'elle etait en tournee, le phare prit feu et toutes ses toiles furent perdues. Elle en eut le coeur brise mais ne fit jamais reconstruire sa maison. Elle s'etablit a Paris pour de bon, continuant d'ecumer les cafes-concerts jusqu'a 70 ans bien passes. Elle mourut dans son lit, sans jamais s'etre mariee ni avoir eu de descendance, 10 ans avant l'emergence des poetesses decalees des Annees-Folles.            

Posté par Janeczka à 21:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]


Commentaires sur Poetesses burlesques du 19e siecle - 4/4

  • Des quatre, Nolween est ma préférée.
    Des bisous...

    Posté par val, vendredi 6 juin 2008 à 21:05 | | Répondre
  • Ah bon? c'est drole ca...
    Bisous ma belle.

    Posté par Janeczka, vendredi 6 juin 2008 à 22:35 | | Répondre
  • C'est quand même un peu triste comme fin mais c'est un choix de ne pas avoir d'enfant. L'histoire dit elle si elle décédée de sa "belle mort" ?

    Posté par Umbre, samedi 7 juin 2008 à 07:09 | | Répondre
  • A 80 ans, je pense bien...
    La fin, je pense qu'elle aurait ete differente si son beau marin Islandais ne l'avait pas abandonnee...

    Posté par Janeczka, samedi 7 juin 2008 à 07:46 | | Répondre
  • Merci de me la faire découvrir, je ne la connaissais pas.

    Posté par Loïs de Murphy, samedi 7 juin 2008 à 08:38 | | Répondre
  • Où puisez-vous votre documentation ?
    Que cherchez-vous en pistant ces artistes ?
    Ecrirez-vous une biographie imaginaire ?
    Voyageriez-vous sur le dos d'une baleine ?
    Nous donnerez-vous un extrait de poèmes préférés de ces poétesses burlesques ? En vidéo ?
    Pensez-vous une filiation commune entre ces dame set vous-même ?
    Faites-vous tourner les tables ?
    Qui d'autre que vous s'intéresse à ces poétesses ?
    Ont-elles conservé quelque influence sur des artistes contemporains, au Royaume-Uni ? En France ? Ailleurs ?

    Posté par Papistache, samedi 7 juin 2008 à 10:17 | | Répondre
  • Je partage les interrogation de Papistache, je dois dire.

    Posté par val, samedi 7 juin 2008 à 12:58 | | Répondre
  • Idem pour moi en ce qui concerne les interrogations. Mais au moins, cette poétesse a eu une vie bien remplie et elle a dû y trouver bien du plaisir. Dommage pour son marin mais aurait-elle eu une vie si remplie ? Mystère !

    Posté par Tite mère, samedi 7 juin 2008 à 14:26 | | Répondre
  • Une personne peu commune que cette Nolween ! Propriétaire d'un phare.. j'adorerais

    Posté par brigou, samedi 7 juin 2008 à 15:34 | | Répondre
  • Lois,

    Y a pas de quoi! il y en a aussi 3 autres dans cette serie...

    Papistache,

    Dans la bibliotheque de mon esprit.
    A me distraire, a vous distraire.
    C'est fort possible, vous n'avez pas encore lu le resume de mon autobiographie.
    Non, sur un bateau-lit. Vous vous souvenez?
    C'est possible, j'y reflechirai.
    Oui, il y a un fil rouge, c'est clair.
    A mes heures perdues, mais la plupart, je les retrouve.
    Vous. Et peut-etre plus si affinites...
    Oui, elles m'ont beaucoup influencees...

    Val,

    Je te dirige vers le commentaire ci-dessus...

    Tite mere,

    Je ne peux pas reecrire l'histoire...

    Brigou,

    C'est un reve pour moi aussi...

    Posté par Janeczka, samedi 7 juin 2008 à 21:01 | | Répondre
  • Oui un phare ça me dirait bien aussi et c'est vrai que l'ambiance caféc-concert donne envie. Détail avait-elle un chat?

    Posté par caro_carito, dimanche 8 juin 2008 à 10:13 | | Répondre
  • Pas que l'on sache, mais ce n'est pas impossible!

    Posté par Janeczka, dimanche 8 juin 2008 à 10:19 | | Répondre
  • Posté par caro_carito, dimanche 8 juin 2008 à 16:51 | | Répondre
  • Pourquoi elles ont pas d'enfant tes poétesses ?Chat l'heureusement
    Joëlle

    Posté par LE CHEMIN DU BON, mardi 10 juin 2008 à 07:17 | | Répondre
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